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Bûches de Noël : plaisir des sens

Bûches de Noël : plaisir des sens

Ci dessus, vous pouvez apercevoir les plus belles créations de bûches de Noël par les meilleurs pâtissiers Français…

La buche de Noël : Les origines

 

Tout comme la dinde, le foie gras et les huitres, la bûche de Noël fait depuis longtemps partie des incontournables des repas familiaux et se consomme lors de la fête de la Nativité. Impossible de s’en passer. Mais d’où nous vient cette tradition culinaire ? Il serait temps de lever le voile sur ce mystère. Le Vizionnaire à votre service.

 

Une tradition païenne

 

Si la bûche de Noël fait aujourd’hui partie intégrante des vieilles coutumes culinaires de la fête de la Nativité, c’est parce que cette pratique était déjà courante au Moyen Âge. Malheureusement, il n’y a pas de date précise concernant la mise en place de cette tradition. Nous sommes cependant certain qu’elle est d’origine païenne et qu’elle se rencontrait surtout dans le nord de l’Europe.

Faisant partie des rites cérémoniels du feu, la buche était alors appelée Yule, Licht, ceppo, ou tréfeu selon la région. Cet évènement célébrait à cette époque l’arrivée du solstice d’hiver. En effet, comme le solstice annonçait l’arrivée de la très longue et rude période hivernale, chaque foyer brulait de grosses rondelles de bois pour tenir les maisons au chaud. Une fois l’énorme bûche de bois coupée et ramenée au logis, maîtres, domestiques, parents, familles, proches et voisins se retrouvaient de manière conviviale autour de ce grand feu.

Vers le douzième siècle, la pratique fut reprise par l’Église catholique. Mais cette fois-ci, pour donner un caractère chrétien à ce rituel, les bûches étaient arrosées d’eau bénite par les religieux avant d’être brulées. Le feu devait être alors alimenté de manière régulière, mais surtout il devait brûler continuellement dès le 24 décembre au soir, jusqu’à l’épiphanie. Selon la tradition, c’était aux jeunes filles de la famille que revenait la responsabilité d’allumer la bûche, à l’aide de restes de tisons des bûches du Noël précédent, précieusement gardés.

 

La sélection du bois faisant office de bûche ne se fait pas au hasard. A l’origine de cette tradition, ce sont les arbres fruitiers comme le merisier et le pommier qui étaient les plus utilisés. En plus, privilégier ces essences de bois, c’était aussi s’assurer d’une très bonne récolte l’année suivante. Le choix et la coupe de la tronche d’arbre est alors une véritable affaire de famille : la participation tant des grands que des petits était très sollicitée.

Sinon, toujours dans le respect de la tradition du bois, il devait être coupé avant le lever de jour et il devait être décoré de feuillage avant de le brûler. D’ailleurs, pendant sa combustion dans l’âtre de la cheminée, on n’hésitait pas à l’arroser de vin et de sel pour conjurer les mauvais sorts. Cependant, c’est au dix-neuvième siècle que les grandes cheminées ont cédé leur place à des systèmes de chauffage plus modernes ( poêles en fonte ), les grosses bûches ont été alors remplacées par une petite rondelle de bois.

Pâtisserie

Les bûches ont alors été décorées de mousses en rappel de cette vieille coutume, mais aussi en guise de décoration de Noël sur les tables de repas pendant la veillée et les repas de Noël. C’est aussi à cette époque qu’un pâtissier français de la région Poitou-Charentes décida de remplacer la bûche par une pâtisserie. Toutefois, c’est seulement en 1945 que la bûche de Noël fut présentée sous la forme que nous la connaissons aujourd’hui, à savoir un gâteau roulé. Traditionnellement, cette gourmandise est composée de biscuit génoise couvert de crème au beurre et décoré de feuilles de houx. Dorénavant, aujourd’hui, ce gâteau se décline en mousse de fruits, en génoise au chocolat, en nougats glacés, ou en tiramisu… Certains grands pâtissiers décore sobrement ou de façon extravagante la bûche de Noël, afin d’en faire un entremets raffiné. ( Voir les photographies en haut de l’article )

Et vous, faites vous toujours des bûches pour Noël ?

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